Formes de participation et de contestation. Les "projets collectifs" de deux associations de défense de l’environnement au Chili

          BISKUPOVIC Consuelo et MORALES AGUIRRE Barbara (2011), "Formes de participation et de contestation. Les "projets collectifs" de deux associations de défense de l’environnement au Chili", communication à la deuxième journée doctorale sur la participation du public et la démocratie participative, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris, 18 octobre 2011.

 

 

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 Résumé de l'article

  À partir de deux enquêtes ethnographiques menées au Chili, nous aborderons la manière dont deux associations engagées dans la défense de l’environnement créent leurs propres formes participation à l’échelle locale. Dans le sud, à Valdivia, « Action pour les cygnes » (« Acción por los cisnes »)  cherche à protéger une zone humide polluée. A Santiago, le « Réseau citoyen pour la défense de la Précordillère » (« Red ciudadana por la defensa de la Precordillera »), vise la protection d’une «  forêt autochtone » dans la Précordillère des Andes. Outre leurs tentatives de participation au sein d’instances décisionnelles, les membres mettent en place différentes formes de dénonciation et de revendication. Nous mettrons la focale sur la manière dont les membres revendiquent des droits (liés à l’environnement et à la participation), publicisent leurs demandes et font perdurer l’action collective malgré le peu de moyens et de membres. Cela implique d’être toujours vigilant face aux actions des autorités ou des entreprises impliquées, assurer le maintien en vigueur des causes et accuser ou identifier publiquement les « responsables » des dégâts existants ou potentiels. En ce sens, nous affirmons que ces façons de « défendre l’environnement » font émerger une critique citoyenne, localisée et particulière, contre les processus décisionnelsqui – la plupart des fois – n’engagent que les autorités et les entrepreneurs, excluant les citoyens.      

 Abstract 

  Based on two ethnographic research carried out in Chile, we analyze the way in which two environmentally engaged associations create their own participation forms in a local scale. On the one hand, the "Swan action" association ("Acción por los cisnes"), located in the southern city of Valdivia, tries to protect a polluted "humid zone". On the other, the "Citizen network for the defence of the Precordillera" association in Santiago aims the protection of an "autochthonous forest" in the Andes Mountains. Beyond the existing decision instances in which they try to participate, the members of these associations design new ways of denunciation and claiming justice. We will focus on the way members argue for their rights (concerning the environment and citizen's participation), making their claims public and continuing collective action even with little means and reduced members. They vigilantly observe authorities' as well as enterprises' actions, accusing or identifying publicly the "responsible" for any possible or real risk, thus reassuring the public importance of the causes. We affirm that this way of "defending the environment" allows a new local and particular form of citizen critic to emerge against decisional processes that most of the time only includes authorities and enterprises, excluding citizens.

 

 

 

 Actes du Premier Congrès du GIS Démocratie & Participation