51-Transition écologique et quartiers populaires-UPC

Transition écologique et quartiers populaires.

Coordination du projet :

Ceraps Lille 2 / Université Populaire et Citoyenne Roubaix (UPC).

Identité de l’équipe :

Partenaires chercheurs académiques :

Responsable scientifique : Bruno Villalba professeur science politique Agro Paris tech et Ceraps Co-chercheurs :                Julien Talpin, chargé de recherche CNRS, Ceraps-Lille2                                            Martine Revel, ingénieure d’études, Ceraps-Lille2                                            Thibault Boughedada, doctorant science politique, Ceraps                                            Caroline Lejeune, assistante                                            Dominique Bourg, Univ.Lausanne.

Partenaires chercheurs associatifs :

Responsable associatif :  Vincent Boutry, animateur social, président-fondateur UPC (2004) Co-chercheurs UPC :      Anne Lescieux, animatrice sociale-urbaniste, chef de projet UPC                                          Ali Rahni, éducateur spécialisé, adm-fondateur UPC                                          Joël Campagne, animateur Alma Gare(1983) adm-fondateur UPC                                           Majdouline Sbaï, sociologue, ent. up cycling Textile, fondatrice UPC                                           Pierre Wolf, journaliste, consultant, fondateur Baraka et UPC

Autres partenaires impliqués :

Pascaline Boiron, Les Saprohytes- Fives en transition

Partenaires chercheurs académiques :

Responsable scientifique : Bruno Villalba professeur science politique Agro Paris tech et Ceraps Co-chercheurs :                Julien Talpin, chargé de recherche CNRS, Ceraps-Lille2                                            Martine Revel, ingénieure d’études, Ceraps-Lille2                                            Thibault Boughedada, doctorant science politique, Ceraps                                            Caroline Lejeune, assistante                                             Dominique Bourg, Univ.Lausanne.

Partenaires chercheurs associatifs :

Responsable associatif :  Vincent Boutry, animateur social, président-fondateur UPC (2004) Co-chercheurs UPC :      Anne Lescieux, animatrice sociale-urbaniste, chef de projet UPC                                          Ali Rahni, éducateur spécialisé, adm-fondateur UPC                                          Joël Campagne, animateur Alma Gare(1983) adm-fondateur UPC                                           Majdouline Sbaï, sociologue, ent. up cycling Textile, fondatrice UPC                                           Pierre Wolf, journaliste, consultant, fondateur Baraka et UPC

Autres partenaires impliqués :

Pascaline Boiron, Les Saprohytes- Fives en transition Jean Christophe Lipovac, mairie-Grande Synthe en transition Julien Bernard, Bruxelles en transition Fanny Thirifays et Arnaud Bilande, Périféria-Bruxelles Emmanuelle Latouche CERDD Loos en Gohelle Xavier Galand MRES Lille Stéphane Baly Virage Energie Kitty Debruin Transition network, France Mohamed Mechmache coordination Pas sans nous

Projets en rapport avec la transition écologique :

L’Université Populaire et Citoyenne, anime un mouvement citoyen « Roubaix en transition, ensemble, changeons nos modes de vie », lancé en 2016 dans le prolongement de l’action menée de 2005 à 2015 avec le Collectif de l’Union sur la transition dans le cadre de l’aménagement de l’écoquartier de l’Union (80ha sur Roubaix-Tourcoing-Wattrelos). En 2016, l’UPC a promu une vingtaine d’actions associatives comme initiatives de transition. Avec elles, une identité collective et une montée en qualification autour de la transition s’élaborent par différents événements et rencontres.

Roubaix en transition entend capitaliser différentes expériences locales, en associant les habitants, afin de développer un programme territorial de transition écologique et sociale. Dans ce but, elle développe principalement trois orientations :

  1. une mise en synergie des expérimentations locales. Un forum sur les projets alimentaires engagés a été organisé par l’UPC le 11 novembre 2017, avec le soutien de l’ADEME. Ce forum a marqué un point d’étape sur les projets ferme urbaine circulaire du Trichon, groupement d’achat « Elcagette », repas solidaires de « La Marmite » et défi familles alimentation positive « Roubiolocaux ». S’appuyant sur le réalisation de la scic Baraka (restaurant et fabrique de biens communs inaugurée en 2012) différentes initiatives sont en cours d’assemblage pour investir en urbanisme temporaire les friches Nollet et Crouy dans le quartier du Trichon. L’objectif est d’y installer des projets emblématiques de la transition : ferme urbaine, supermarché participatif, habitat partagé, maison du vélo, ressourcerie,..en capacité d’être des éléments structurant d’une résilience locale notamment autour de la valorisation de la notion d’entraide.
  2. Un programme de formation de « médiateurs de la transition ». Une première formation d’une dizaine de médiateurs a démarré en octobre 2017 dans le cadre d’un cours « Pensées Politiques environnementales » (Master Recherche Lille 2-Ceraps). Son objectif est d’outiller des habitants engagés dans des actions de transition sur le fondements de cette transition.
  3. Une anticipation sur les objectifs, notamment sur le plan économique. Une manifestation  « Printemps de la transition » se prépare pour mai 2018 avec le soutien de la MEL et de la Fondation de France. Cet événement présentera et mettra en débat, la diversité des initiatives de transition. Le modèle économique exploré pourrait être celui de « coopératives d’entraide » fondées sur l’échange de temps. La réalisation de ces projets constituerait le support d’un récit de la transition qui se voudrait alternatif à celui de la modernité et du progrès. La ville a validé le scénario d’urbanisme proposé sur les friches Nollet et Crouy, intégrant une ferme urbaine, 15 à 20 logements en habitat partagé, des projets d’occupation temporaire dans le le bâtiment Crouy. Une étude de faisabilité, soutenue par le FIDESS et l’ADEME est en cours.

Ces expériences ont vocation à développer des partenariats avec les partenaires institutionnels locaux, des institutions nationales et des secteurs de la recherche-action.

Problématique de la proposition de recherche

Les nombreuses interpellations internationale sur l’état écologique de la planète (du Giec au dernier appel de 15000 scientifiques pour que l’humanité change radicalement de mode de vie) insistent sur l’importance d’inventer des solutions adaptées aux territoires de vie. Dans cet objectif, le projet souhaite co-construire une transition en y associant les habitants d’un quartier populaire. La proposition de recherche est, à partir du quartier du Trichon, et de l’ expérience des « cafés citoyens et table de quartier »,  de réinterroger les fondements des notions d’empowerment, de justice et d’égalité afin de construire les conditions d’une transition socialement équitable et écologiquement adaptée.

Partant d’une proposition de lutte contre les inégalités au regard de la transition, fondée sur l’hypothèse de développer une économie de l’entraide, il s’agira d’observer et analyser comment peuvent se recomposer des questions telles que l’établissement de la confiance, l’expression des contradictions, la gestion des conflits, la fabrication de compromis à l’intérieur du quartier et à l’extérieur notamment dans le rapport aux institutions.  

Il s’agira d’expérimenter, d’observer et analyser ce processus de mobilisation et de voir en quoi il serait potentiellement producteur de nouvelles normes d’une cohésion sociale forte autour d’un « commun », d’une appartenance sociale qui ne se réduirait plus seulement à des liens marchands, à l’accès à l’emploi, à la consommation de biens et de loisirs. En quoi, comment, ce processus pourrait-il faire vivre un récit ouvrant un nouvel imaginaire de la transition ?

Méthode et terrain d’enquête

La méthodologie de recherche serait celle d’une « recherche-action » au sens d’une co-production dans laquelle les chercheurs et les acteurs s’impliquent à la fois dans l’action et dans la recherche. Les chercheurs académiques pourraient notamment apporter dans l’action, des capacités de prise de recul, de reformulation, de médiation. En associant chercheurs et acteurs, l’objectif est de fonder une communauté de recherche pluridisciplinaire. Le principe de la « recherche-action » est aussi de procéder par incrémentation permettant l’examen des effets d’une action et de revenir en arrière, de modifier le protocole de recherche. Une première étape sera de définir un programme détaillé. La recherche s’appuiera sur la mise en œuvre de procédures d’évaluation permanente de chaque action qui donneront lieu à l’élaboration de synthèses en capacité de nourrir la réflexion et l’action des chercheurs-acteurs au fil de l’eau.  La recherche sera marquée par des points d’étapes utilisant la technologie des forums ouverts, comme facilitateur de cohésion d’une communauté des chercheurs académiques comme profanes. Un programme de confrontations avec des pensées sociales et écologiques éminentes sous forme de « conférence-débat-atelier citoyen » enrichiront la recherche. Un programme de « cours du soir » avec des pensées plus locales complétera les précédentes interventions. L’ensemble fera l’objet de retranscriptions et de synthèses. Un séminaire international (Belgique, Suisse, Angleterre, France), de même que des résidences de transitionneurs étrangers à Roubaix seraient envisagées. Ces initiatives viseraient à comparer les pratiques partant notamment du « Manuel de la transition » de Rob Hopkins. Le terrain d’enquête, comme décrit précédemment sera le quartier du Trichon, ses habitants, la communauté d’acteurs de Roubaix en transition, les participants aux collectifs thématiques animés par l’UPC.

Résultats escomptés

  • Une contribution à l’élaboration d’un récit sur la transition ouvrant un imaginaire mobilisateur dans les quartiers populaires comme dans la Société en général.

  • Un corpus méthodologique pour la construction d’une mobilisation en quartier populaire autour de la transition, comme un nouveau chapitre du « manuel des villes en transition ».

  • Une montée en qualification des acteurs du territoire, un élargissement de la communauté Roubaix en transition.

  • Une pacification des relations institutionnels locales et une reconnaissance nationale.

  • Un renforcement  des financements publics de programmes de recherche-action sur une transition-transformation radicale des modes de vie.