Les “méthodologues” du G1000 et du G100 : entre activisme citoyen et recherche scientifique

        Vincent Jacquet et Min Reuchamps (UCL, Louvain), « Les “méthodologues” du G1000 et du G100 : entre activisme citoyen et recherche scientifique », in GIS Démocratie et Participation, Actes du Colloque “Chercheur.e.s et acteur.e.s de la participation : Liaisons dangereuses et relations fructueuses”, Saint-Denis, 29-30 janvier 2015, ISSN en cours, URL : http://www.participation-et-democratie.fr/fr/node/1812

 

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 Résumé de l’article

  L’objectif de cette contribution est d’offrir un retour critique de deux chercheurs en science politique engagés au coeur de deux expériences de démocratie délibérative organisées en Belgique : le G1000 et le G100. La première est née en 2011 au niveau national et a rassemblé plus de 700 personnes dans un contexte de crise politique due à l’absence de gouvernement fédéral. La seconde est inspirée de la première, mais organisée à l’échelle locale dans la commune de Grez-Doiceau et a rassemblé 50 participants. Dans les deux dispositifs, les auteurs de cette contribution ont fait partie de l’équipe organisatrice. Après une brève description de ceux-ci, nous mettons en évidence des éléments de tension entre cette posture de chercheur et celle d’acteur. D’abord, nous montrons que l’influence plus importante des politistes dans le premier cas a fortement orienté le design du G1000 dans une optique délibérative. Ensuite, nous montrons que les chercheurs en science politique sont vus comme de véritables ingénieurs par les initiateurs de dispositif participatif et que leur présence est utilisée comme argument de légitimation vis-à-vis de l’extérieur. Enfin, nous analysons la particularité de la posture des chercheurs par rapport aux consultants.

 

 Actes du Colloque “Chercheur.e.s et acteur.e.s de la participation : Liaisons dangereuses et relations fructueuses”

 

  Vincent Jacquet & Min Reuchamps (UCL, Louvain), "The G1000 "methodologists" : between citizen activism and scientific research"

 Abstract

The main objective of this paper is to propose a critical reflection of two political scientists involved in the organization of two deliberative mini-publics in Belgium: the G1000 and the G100. The first case was organized in 2011 at the country level and gathered more than 700 participants in the context of the federal government formation political crisis. The second case is inspired of the former but was organized at the local level, in the municipality of Grez-Doiceau, and gathered 50 participants. In the two cases, the authors of this contribution were members of the organization group. After a brief description of the two mini-publics, the paper offers insights into the tensions between the researcher’s position and the activist’s position. Firstly, the intensive presence of political scientists has influenced the G1000 in a more deliberative orientation. Secondly, we argue that political scientists are seen as genuine engineers by other members of the organization team and that their presence is utilized to legitimate the project. Finally, we analyze the particularity of the researcher’s position compared with the consultants’ position.

 

Abtracts of the Conference “Practitioners ans Researchers on Public Participation:Dangerous Liaisons and Fruitful Relations”