Le champ de la santé mentale en Belgique à l’épreuve de la concertation : entre participation politique et politique de la participation

          THUNUS Sophie (2011), "Le champ de la santé mentale en Belgique à l’épreuve de la concertation : entre participation politique et politique de la participation", communication à la Journée d'études sur les effets de la participation, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, 21 octobre 2011.

 

 

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 Résumé de l'article

  Dès le début des années 2000,  l'Organisation Mondiale de la Santé invite les gouvernements à promouvoir la santé mentale de leurs citoyens, et en propose une conception spécifique ainsi que des solutions thérapeutiques et politiques, parmi lesquelles la participation des usagers. Progressivement, les recommandations de l'OMS intègrent le discours politique belge. Il faut pourtant attendre 2005 pour qu'elles trouvent une expression tangible, au sein d'un dispositif d'action publique. Celui-ci comprend deux niveaux. D'une part, des projets locaux au sein desquels professionnels et usagers expérimentent les conditions de travail en réseaux de soins. D'autre part, un volet transversal où les représentants des projets partagent les enseignements issus de pratiques novatrices, afin de les inscrire au sein de recommandations destinées aux décideurs politiques. Au travers d'une étude de cas portant sur le volet transversal, nous nous proposons de confronter cette conception de la santé mentale, ainsi que le discours sur la participation qui l'accompagne, aux  pratiques qui se déploient dans leur sillon. Combinant analyse documentaire, entretiens semi-directifs et observations, cette étude de cas nous autorise effectivement à décortiquer les ressorts d'un processus de participation, et à interroger le recours aux savoirs d'expérience, son utilité, et son utilisation.        

 Abstract 

  Since the beginning of the 2000th, the World Health Organization invites governments to promote mental health and suggests an original conception of it, as well as therapeutic and political solutions, among other the involvement of users. The WHO's recommendations integrate progressively the Belgian policy discourse. In 2005, they find a concrete expression within a specific public action instrument. This one is composed of two levels. On the one hand, local projects through which both professionals and users have experimented work conditions in mental health networks. On the other hand, a transversal part where the projects' representatives have shared the learning arising from their new practices, in order to inscribe it within policy recommendations. We suggest mobilizing a case study relating to the transversal part with the aim of confronting this conception of mental health and the associated discourse about participation with the practices they have provoked. Indeed, by combining documentary analysis, semi-structured interviews and observations, this case study allows us to dissect the mechanisms of the participation process, and to question the resort to experience-based knowledge, its utility, and its utilization.  

 

 

 

 Actes du Premier Congrès du GIS Démocratie & Participation