La participation et l’administration publique : une relation toujours en évolution. Une réflexion sur "Que faire avec la position minoritaire ?"

          HAMEL-DUFOUR Sophie (2011), "La participation et l’administration publique : une relation toujours en évolution. Une réflexion sur "Que faire avec la position minoritaire ?"", communication à la deuxième journée doctorale sur la participation du public et la démocratie participative, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris, 18 octobre 2011.

 

 

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 Résumé de l'article

  Depuis plus de trente ans, le Québec s'est doté d'institutions formelles de consultation publique. Par-delà les décennies d'institutionnalisation, la culture de participation qui en découle continue pourtant à bousculer le modèle de gestion de l'administration publique. Dans quelle mesure le contexte de la nouvelle gouvernance, dont la participation est une des assises, modifie-t-il les pratiques de l'administration publique ? Le style des politiques ainsi que les pratiques qui s'y rapportent se situent-ils « simplement » dans un continuum de ce qui se faisait auparavant ? Malgré les multiples sphères dans lesquelles les « actes de participation » s'inscrivent, la participation n'échappe pas à une réduction de son rôle et de ses finalités et ce tant de la part des acteurs en position de décision que de ceux qui s'investissent dans les processus participatifs. Les écarts de perception et d'intention des acteurs contribuent à cette réduction. La participation publique demeure un outil. Un outil démocratique. Et la démocratie est parfois elle-même réduite avec une certaine « obligation au consensus » qui fait oublier la légitimité du désaccord.        

 Abstract 

  For over thirty years, Quebec has established formal institutions of public consultation. Across the decades of institutionalization, the culture of participation which resulting yet continues to shake up the management model of public administration. To what extent does the context of new governance, whose participation is one of its bases, change the practices of public administration? Are the style of the policies and practices related to it "merely" a continuum of what was done before? Despite the many spheres in which "acts of participation" take part, participation is not immune to simply reduce its role and its goals and that, both on the part of the actors in a position of decision and of those who are involved in participatory processes. The differences of perception and intention of the actors contribute to this reduction. Public participation is still a tool. A democratic tool. And democracy itself is sometimes reduced to some "consensus requirement" that is forgetting the legitimacy of disagreement.  

 

 

 

 Actes du Premier Congrès du GIS Démocratie & Participation