L’externalisation de la participation par les organismes HLM comme instrument de régulation des rapports sociaux : le cas des réseaux de “locataires-référents”

   

Leclercq Benjamin (CRH-LAVUE, Université Paris 8), « L’externalisation de la participation par les organismes HLM comme instrument de régulation des rapports sociaux : le cas des réseaux de “locataires-référents” », in GIS Démocratie et Participation, Actes des 4èmes journées doctorales sur la participation et la démocratie participative, Lille, 13 et 14 novembre 2015, ISSN 2271-7994, URL : http://www.participation-et-democratie.fr/fr/node/2030/

 

 

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 Résumé de l’article

  Devant l’éloignement croissant entre institutions et populations dans les quartiers populaires, le recours à des professionnels de la participation pour « renouer » le dialogue, s’est imposé comme un impératif de la politique de la ville. Face à la crise des finances publiques, les bailleurs sociaux se positionnent comme les principaux financeurs de ces intermédiaires, et se retrouvent de fait à occuper une place centrale dans le Développement Social Urbain, le volet opératoire de la politique de la ville. Pourtant, les organismes HLM tendent à adopter une conception utilitaire de la participation qu’ils envisagent comme un instrument de gestion au service du développement de leur entreprise. Cette communication se focalise sur un dispositif phare des démarches de Développement Social Urbain : la constitution et l’animation d’un réseau de « locataires référents ». Au-delà de la dimension purement instrumentale du dispositif au service de l’amélioration de la gestion patrimoniale, il s’agit de montrer en quoi la démarche de développement de la participation par un tiers tend à contribuer au renouvellement des relations entre les acteurs dans certains grands ensembles d’habitat social.

 Actes des 4èmes journées doctorales sur la participation et la démocratie participative

 

  Leclercq Benjamin, “Externalization of the participation by social housing landlords as an instrument of social relationships’ regulation : the case of reference tenants’ network”

 Abstract

  Acknowledging the increasing distance between institutions and population in working-class neighborhoods, professionals of citizens’ participation appear necessary to engage discussions. In a context of public finances crisis, social landlords become the main funder of these professionals of mediation. This position gives them a central role in the operational part of urban policies called “Urban Social Development” programs (Développement Social Urbain). However, social landlords remain business oriented housing managers. As such, they tend to consider participatory democracy disposals like a tool to improve their company’s objectives. This presentation focuses on a flagship program launched in the frame of Urban Social Development, namely the creation of reference tenants’ network. The presence of local referees among the tenants certainly helps improving social housing business management. Nevertheless, I will show how appealing to a third party in developing a participatory approach contributes in changing interactions modes between actors in neighborhoods targeted as a priority within urban policies.

 Summaries of the 4th Graduate Student Days on Public Participation and Participatory Democracy