L’évolution de la participation de la société civile au développement selon le modèle traditionnel mahorais à l’heure de la départementalisation : Entre le passé, le présent et l’avenir

          AHAMADI Daroussi (2011), "L’évolution de la participation de la société civile au développement selon le modèle traditionnel mahorais à l’heure de la départementalisation : Entre le passé, le présent et l’avenir", communication à la deuxième journée doctorale sur la participation du public et la démocratie participative, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris, 18 octobre 2011.

 

 

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 Résumé de l'article

  Partant du postulat que chaque société détient son mode et sa manière de vivre « sa propre citoyenneté » et que ce concept est une affaire géographico-historique, c'est-à-dire, une question d'espaces et de temps, nous reconnaissons que la société civile mahoraise de naguère, avec ces traits spécifiques et traditionnels, mettait en pratique de multitudes formes « de participation », en créant des facteurs importants pour le maintien paisible de la cohésion sociale. Ces multiples formes de participation trouvent leur fondement dans de polarités diverses, notamment la religion musulmane, les traditions africaines puis malgaches et autres. Ces repères permettent aux communautés des femmes et des hommes d'agir ensemble pour l'intérêt de plus grand nombre de la population. Les mutations que connaît Mayotte depuis une quarantaine d'année dans tous les domaines de la vie bouleversent et bousculent les mentalités de jadis et s'accompagnent naturellement des transformations qui touchent les formes de « participation traditionnelle » de la population citée ci-dessus. Ainsi, nous assistons à un passage d'une société civile actrice de sa propre vie, à une société civile observatrice et spectatrice de sa destinée, transformée dans les mains d'une nation très développée technologiquement et économiquement. Face à cette dichotomie entre la tradition et la modernité, s'appuyant sur la recherche scientifique en sciences humaines et sociales, notamment en géographie humaine, nous souhaitons relever un grand défi, celui d'explorer des idées innovantes pour proposer de nouvelles issues afin de vivifier « la participation » comme au beau vieux temps dans le contexte des réalités de la société actuelle.      

 Abstract 

  On the basis of the postulate that every society has his own way of living, "his own citizenship" and that this concept is a geographic-historical matter, i.e., it's a question of spaces and time, we recognize that at one time Moharais' civilian society, with its specifics and traditional features, put into practice several form "of participation», by creating important factors for the peaceful maintaining of social cohesion. These several forms of participating find their bases on different polarities, particularly Muslim religion, African and then Madagascan traditions and others. These references enable to women and men communities to act together in the interest of a large number of the population. The changes known so far by Mayotte for about forty years in all aspects of life disrupt and overturn in former times' mentalities. They naturally accompany with transformations that touches the "traditional participating" forms of the population quoted above. Thus, we attend to a switch from civilian society acting for his own life to one that is observant and spectator of its destiny, transformed into the hands of a high technologically and economically developed nation. In front of this dichotomy between tradition and modernity, relying on scientific research in human and social sciences, particularly in human geography, we wish to take up a big challenge which is to explore innovating ideas to propose new solutions in order to vivify "participating" like in the good old days in society's current reality context.    

 

 

 

 Actes du Premier Congrès du GIS Démocratie & Participation