[Appel à communications] Congrès 2011 de l'AFS : Date limite !

 

IV° Congrès de l'Association Française de Sociologie (AFS)

Grenoble, 5-8 Juillet 2011.

 

Les propositions de comunications pour le IV° Congrès de l'Association Française de Sociologie sont à envoyer dès maintenant.

Quelques uns des appels à communications sont susceptibles d'intéresser les membres du GIS Démocratie & Participation...

 

 

 

 

RT6  Politiques sociales, protection sociale et solidarités   Protection sociale, politiques sociales et solidarités : Innovation et expérimentation Acteurs, territoires et dispositifs   Date limite : 17 Janvier   Dans cet appel à propositions, le RT6 s'interroge sur la construction de « nouvelles politiques sociales », sur la recomposition des acteurs de la protection sociale, sur la  redéfinition de leurs territoires d’intervention, et sur les innovations et expérimentations qui se donnent à voir dans le domaine des procédures publiques.   Extraits : Une des caractéristiques des « nouvelles politiques sociales », réside sans doute dans l’intervention d’acteurs qui en étaient peu parties prenantes avant les années 1990. En particulier, la recomposition de la place et du rôle de l’Etat s’est accompagnée de l’intervention croissante d’associations (la « société civile »), d’experts nationaux ou internationaux, de comités et commissions (d’attribution, de participation, d’évaluation), mais aussi d’entreprises, prestataires de biens et services sociaux (placement des chômeurs, offre de santé, formation, évaluation, etc). L’intervention de la « société civile » constitue un terrain privilégié d’investigation. De plus en plus convoqué comme partenaire de l’action publique, le monde associatif censé représenter la « société civile » tend à se rapprocher fréquemment à la fois d’un modèle de marché et d’une voie de sous-traitance de l’action publique. Ceci ne transforme-t-il pas cette action profondément ? Ces innovations passent encore par la mise en oeuvre de procédures dont il faut analyser la nouveauté de façon plus précise. On peut citer par exemple celles qui président à l’élaboration de décisions, ou des protocoles de mise en oeuvre ou d’évaluation. Celles-ci sont fondées (de façon croissante ?) sur la délibération, la participation, la construction de consensus, la production de jugements collectifs et d’ « expertise sur autrui » plus, peut-être, que sur la négociation et l’atteinte de compromis entre groupes d’intérêt divers ou, a fortiori, sur la prise de décision par l’autorité légitime, à savoir l’État. L’expression attrape-tout « gouvernance » témoigne de ces mouvements.  

 

Appel à communication pour la session plénière du RT 38

Sociologie de l’environnement et des risques   Date limite : 25 janvier   Qu’il se décline comme nouveau paradigme cognitif, épistémologique ou politique et social, l’environnement encore qualifié d’écologie politique est doté d’un fort potentiel de créativité et d’innovation sociétale.  Le réseau thématique « sociologie de l’environnement et du risque » invite à l’exploration de ce potentiel dans différentes directions :   1) Regard rétrospectif sur l’impact de la « révolution écologique » sur les principales institutions modernes que sont la science, la démocratie, le travail et la famille, dans l’esprit d’une interprétation de la crise écologique inspirée par Ulrich Beck et d’un élargissement de ce regard en y intégrant de nouveaux aspects de la crise écologique, dont les risques d’effondrement de la biodiversité et d’emballement du système de régulation du climat, par exemple…   2) Parallèlement à cette lecture inspirée de la société du risque (Beck, 1986 ; 2001), on pourrait investir d’autres dimensions de la vie sociale comme le rapport aux corps, à ses enveloppes, ses extensions et ses techniques, à travers l’étude des nouvelles formes du produire, du manger et du consommer dans le cadre de la « révolution écologique », ainsi que celles du construire et de l’habiter, de se soigner, mais également de mouvoir, de travailler, se cultiver, de faire famille, communauté et cité… Ces thèmes rejoignent l’approche institutionnelle si ce n’est qu’ils le font du point de vue des pratiques. C’est donc à une perspective plus anthropologique que la première que ce deuxième point fait référence.   3) L’approfondissement des modalités de ces formes de créativité, via l’étude des acteurs mobilisés et des circonstances de telles mobilisations et des formes d’institutionnalisation caractéristiques qui s’ensuivent pourrait, enfin, constituer une orientation possible permettant d’articuler les deux premiers points. Les études donnant à voir et à penser les territoires de ces innovations ainsi que leur capacité à s’organiser en réseaux et de manière pérenne seront particulièrement bienvenues dans cette perspective. Un des enseignements des comparaisons nationales autorise à penser que certains pays et cultures semblent plus équipés et outillés dans l’institutionnalisation de l’écologie que d’autres. Des propositions relatives aux arrière-plans structurels et conjoncturels de ces dispositions seraient particulièrement appréciées.    4) Une autre piste d’exploration possible du thème du congrès concerne le devenir de ces innovations, voire leur dévoiement. Toutes les innovations sont amenées à l’instar des œuvres humaines à s’émanciper des imaginaires et des intentions qui les ont insufflées. Qu’en est-il des innovations écologiques ? Il suffit de penser aux technologies propres pour saisir qu’aussi bien intentionné soit le mouvement qui les a portées, aucun processus, produit ou service ne peut prétendre échapper à des effets pervers, associés en partie à des effets de seuils, voire à l’instauration de nouvelles formes de dépendance. On s’intéressera plus particulièrement à des success stories et leur retour de boomerang que ce soit dans des domaines d’ores et déjà bien documentés comme celui des déchets, du recyclage et des énergies renouvelables ou plus incertains, en raison de l’état actuel de leur développement, comme le secteur de la location de produits, de machines, de véhicules comme alternative à la propriété comme exemple parmi d’autres de toutes les nouvelles niches de l’économie verte…   5) L’ensemble de ces déclinaisons de la crise écologique prend sens, enfin, dans des territoires. Le territoire, plus qu’un seul support ou réceptacle, est façonné et façonne en retour cette « révolution écologique ». De son aménagement à son ménagement (Marié 2004), le cheminement n’est pas linéaire, et la complexité surgit des apparents consensus tels que l’ainsi nommé développement durable. Entre spécialisation accrue - entre mise sous cloche ici et béton là-bas -, et confusion, hybridation héritée d’un brouillage des anciennes dichotomies (urbain/rural, production/protection, …), on assiste à l’émergence de débats, dont le caractère inédit profite parfois à l’affirmation de nouvelles catégories d’acteurs et d’action…   6) Un sixième point, enfin, est dédié à l’exploration des textes qui accompagnent ces « révolutions » et alimentent l’imaginaire et l’audace des acteurs qui s’y dévouent. Il pourrait donner lieu à des lectures et des confrontations.   Les propositions se rapportant à cette session sont à envoyer  aux responsables du RT38.  

 

Appel à communications conjoint RT 19 Santé, Médecine, Maladie et Handicap RT 38 Sociologie de l’environnement et des risques Environnement et Santé Date limite : 25 janvier   Quel regard et quels questionnements la sociologie porte-t-elle aujourd’hui sur les risques sanitaires environnementaux, sur les acteurs concernés à différents titres par ces questions, sur leurs manières de se coordonner ou de se « désaccorder » ? Ces questions, largement relayées par les médias, s’inscrivent au croisement de la science, de l’action publique et de la société. Les propositions attendues pour cette session conjointe sont ouvertes à toute approche et tout objet relevant de cette thématique : risques « industriels » (explosion de type AZF, etc) ou « naturels » (inondations, réchauffement climatique) ; considérés aux échelons supranationaux, nationaux ou territoriaux ; pathologies et agents pathogènes reconnus : amiante, saturnisme, pollution de l’air, de l’eau, des sols et de la chaîne alimentaire par des éléments toxiques ou infectieux, etc ; risques controversés ou émergents (OGM, ondes électromagnétiques, nanomatériaux, nouvelles épidémies, etc) ; risques « orphelins » (radon, « plombages » dentaires, etc). Les axes et problématiques mentionnés ci-dessous le sont donc à titre indicatif. Les relations entre experts, administrations et collectivités territoriales, décideurs, professionnels de santé, populations. On parle fréquemment de démocratie sanitaire ou de démocratie technique pour désigner l’ensemble des pratiques d’information, de communication et d’intervention sur la santé et l’environnement initiées en direction ou en concertation avec des usagers, des citoyens, des populations riveraines ou générale. Que ressort-il de l’examen de ces pratiques à l’issue des investigations conduites sur le terrain ? Les univers respectifs des experts d’une part, des citoyens-profanes de l’autre, que l’on distingue fréquemment, présentent en fait des espaces de recouvrement (par exemple l’expert militant ou le citoyen expert) et apparaissent en outre parcourus par diverses lignes de tension (doctrinales, politiques, institutionnelles, associatives). Quels sont les objets et les postures élaborés par la recherche en sociologie à tous ces égards ? Les formes de mobilisation citoyenne sont nombreuses et diversifiées. Certaines s’organisent sur la base d’un ancrage local et territorialisé associé le plus souvent à une situation particulière : incinérateur ou autre équipement collectif, industrie polluante, sols ou bâtiments contaminés, etc. D’autres se réfèrent à un thème donné et ont une inscription nationale (grandes associations militantes, associations de malades (victimes de l’amiante, électro-hypersensibles, etc). Pourront être questionnés à ce propos les types de relation que les chercheurs entretiennent avec leurs interlocuteurs de terrain (externalité académique, partage de projets, échanges et retour d’information). Nouveaux risques, nouveaux débats sociétaux, nouvelles recherches ? Faisant écho au thème général du congrès, on pourra s’interroger, notamment à partir de travaux portant sur des risques émergents (nouveaux agents infectieux, nanomatériaux, produits chimiques « innovants », etc) sur l’éventuel renouvellement de la réflexion sur environnement et santé par les « nouveaux problèmes ». Retrouve-t-on, peu ou prou, les mêmes grands paradigmes dans la construction sociale des risques sanitaires environnementaux ou bien les nouveaux risques sous-tendent-ils des configurations sociétales innovantes dans la manière de s’en saisir ?   Les propositions se rapportant à cette session sont à envoyer  aux responsables du RT19 et du RT38.                Plus d'informations sur le site de l'AFS...