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Définition de l'entrée

Sens 1 : Accord, identité de vue ou d’intérêt entre des parties ; approbation, consentement mutuel à une même proposition. Antonyme : Désaccord, divergence d’opinions déclarée, opposition entre thèses contradictoires.

Sens 2 : Concorde, convenance générale entre parties d’un tout uni dans la paix, entente en bonne intelligence ; communauté de pensée et de sentiment sous-jacente au dialogue. Antonyme : Discorde entre partis divisés et adverses ; dissentiment profond, différend grave, source d’hostilité ; dissonance idéologique, mésentente.

Pour citer cet article

Grégory CORROYER, « Consensus/Dissensus », in CASILLO I. avec BARBIER R., BLONDIAUX L., CHATEAURAYNAUD F., FOURNIAU J-M., LEFEBVRE R., NEVEU C. et SALLES D. (dir.), Dictionnaire critique et interdisciplinaire de la participation, Paris, GIS Démocratie et Participation, 2013, ISSN : 2268-5863. URL : http://www.dicopart.fr/it/dico/consensusdissensus.

Une double polarité

 
Dans le langage ordinaire et savant de la participation publique, le couple consensus/dissensus fait l’objet d’usages ambivalents : « consensus » désigne indifféremment l’accord conclu, la compréhension mutuelle ou la concorde publique ; son contraire connote aussi bien le simple désaccord d’opinions que la discorde radicale. Or, ces oppositions n’ont pas le même statut théorique ni la même portée politique. Une polarité de premier niveau, ou de surface, oppose l’accord au désaccord : elle s’attache aux attitudes propositionnelles, identiques ou contradictoires (en tout cas univoques), soutenues par les acteurs d’une discussion à propos d’objets communément définis. Une polarité de second niveau, plus profonde, oppose l’entente à la mésentente : elle s’attache aux significations, homologues ou clivées (en tout cas plurivoques), dont disposent les participants pour cadrer le débat et interroger la portée des enjeux. Il faut donc dédoubler chacun des termes afin de saisir les enjeux du glissement d’un niveau à l’autre, lequel revêt une portée considérable. Ainsi, l’une des références centrales du tournant délibératif, l’éthique de la discussion, se fonde sur une liaison orientée entre l’intercompréhension (consensus-2) et l’approbation (consensus-1), à partir du double sens de la locution allemande einverständnis : comprendre, ce serait saisir les raisons d’acquiescer ; l’intelligibilité d’un énoncé n’étant plus séparable de son acceptabilité, la signification comprise de la validité accordée (Habermas, 1987).
Cette double polarité interroge l’idée d’une politique délibérative qui, parce qu’elle vise des résolutions publiques concertées, a été conçue de préférence sur le modèle de la première dimension. En effet, tout comme l’adhésion, le désaccord tranché (pour/contre une même thèse) suppose acquise la communicabilité des opinions : les contradicteurs s’entendent pour s’opposer clairement, dans un même cadre de principes non remis en cause ; ainsi formaté, le dissensus-1 ne s’accompagne pas forcément d’un conflit et peut se dénouer par concession ou réfutation. Mais il en va tout autrement dans le dissensus-2 : à défaut d’entente sur le sens, il semble aussi impossible de conclure un accord que d’acter un désaccord. La mésentente accroît l’intensité du clivage et la gravité des enjeux, parce qu’elle touche aux concept(ualisa)tions dont les croyances sont solidaires, à savoir les catégories qui délimitent l’interrogeable, sur lesquelles il n’est pas question de transiger. Tout débat non trivial procède normale­ment d’une saisie discordante de ces significations ; et faute d’une traduction réciproque entre les discours, leur appréhension conjointe ne peut qu’échapper aux acteurs.
Il faudrait alors concevoir les conditions d’une transaction dialogique entre postulats de signification distincts, en vue d’un dépassement ou du moins d’une homologation du clivage (Jacques, 1991). Mais les approches délibératives se sont plutôt ingéniées à contourner ce paradoxe. Assimilée à une sélection concertée des opi­nions supposant leur intelligibilité mutuelle, la « ratio­nalité communicative » a épousé l’irénisme pour exclure le conflit : qu’on invoque un arrière-plan de significations partagées unissant les citoyens (consensus-2) ou qu’au contraire l’on évacue du débat public la plurivocité polémique des valeurs pour leur permettre de s’accorder (consensus-1), il s’agit toujours de conjurer le « dialogue de sourds » (Angenot, 2008) – réputé stérile, insignifiant, voire pathologique. L’espace public tolérerait seulement l’expression du dissensus-1, désaccord normalisé et en droit surmontable par résolution dialectique, en vertu de dispositifs de participation purement rationnels (« situation idéale de dialogue », « justice procédurale », etc.).
Il a fallu attendre une période assez récente pour que le second niveau de la polarité soit renforcé, en faveur d’un renversement ; le dissensus-2 étant reconnu dans son caractère incontournable, mais aussi sa productivité, dès lors qu’il s’attache à la participation subversive de publics dissidents interrompant le consensus des dominants.
 

Entente ou accord : les chassés-croisés du concordisme

 
La démocratie participative ou délibérative est marquée par la référence à des théories politiques qui font du consensus le telos ou le critère d’évaluation du débat public, défini à partir d’idéaux normatifs : égalité de tous les discours face à la critique ; contrainte de justification par la visée du bien public ; disposition coopérative à l’écoute et ouverture des préférences à la révision ; neutralité des raisons et soumission au meilleur argument. Cependant, les concordismes se séparent sur la question de savoir si l’entente (consensus-2) est ou non nécessaire à la visée d’un accord (consensus-1), et si la première prime le second ou l’inverse.
Sous l’étiquette composite d’herméneutique communautarienne, l’on peut rassembler les auteurs qui, de Hannah Arendt (1995) à Michael Walzer (1997), répondent par l’affirmative sur les deux points. Selon eux, l’échange public des raisons n’a de sens qu’au sein d’une communauté de langage et de culture, dont les membres se comprennent par référence à des traditions civiques ancrées dans une conception du bien commun, faisant autorité. Cette ouverture sémantique au « monde commun », assurant l’homologie des discours, conditionne la légitimité de l’accord pragmatique sur les états de choses qui peuvent et doivent y apparaître ; l’agrément du plus grand nombre dépend de la justesse des rhétoriques, leur consonance avec les compréhensions partagées relatives à la hiérarchie des finalités et la distribution des biens sociaux. L’entretien ou la restauration du consensus-2 prime donc l’obtention du consensus-1 et ne saurait lui être sacrifié sans dommage : réduite à la ratification de principes abstraits vidés de tout contenu substantiel, faute d’une entente sur leur signification et leur valeur, l’union symbolique se délite. Pour les communautariens, c’est d’un tel déficit de sens public que souffrent les démocraties modernes, individualistes et multiculturelles : le monde commun tend à se retirer au profit d’une association rationnelle d’individus privés, l’intérêt général se réduisant à une procédure d’universalisation des volontés désencombrée de l’appartenance politique incarnée dans un peuple.
À l’inverse, le contractualisme libéral tient que dans des sociétés qui ne sont plus des mondes homogènes, où le consensus-2 ne saurait être imposé que par un État autoritaire, il convient de renoncer à fonder la paix civile sur telle ou telle « doctrine compréhensive » du bien ; leur coexistence étant source de discordes qu’il est vain d’espérer trancher rationnellement. L’entente se réduit ainsi à un évitement du dissensus-2 : en matière de bien public, les citoyens d’une démocratie libérale n’endossent qu’une déontologie procédurale, fondée sur l’égal respect des droits individuels et l’impartialité de l’État envers toutes les doctrines ; chacun reste libre d’entendre ces principes de coopération par référence aux valeurs de son choix, mais à titre privé, pour autant qu’il renonce à les revendiquer publiquement avec intransigeance. Sitôt admis comme fait du pluralisme, favorisé par les vertus de tolérance et de civi­lité, le « désaccord raisonnable » se voit neutralisé dans les limites d’une raison publique n’admettant que les justifications susceptibles de faire l’objet d’un « con­sensus par recoupement », sorte de compromis interprétatif (Rawls, 1993) : pour parvenir à s’accorder (consensus-1), il ne faut justement pas chercher à s’entendre au risque d’aggraver le conflit. Dans ce modèle, le débat public idéal est celui qui élargit la base d’accord sans en approfon­dir le sens, et suspend les questions controversées en obligeant les interlocuteurs à n’employer que des arguments qui peuvent être agréés par les autres (Larmore, 1994).
Entre ces camps opposés du concordisme, l’éthique de la discussion offre une synthèse. Comme en herméneutique, l’intercompréhension (consensus-2) est présupposée avec le partage d’une langue : la signifiance ou compréhensibilité n’est que le médium prérequis de la vérité des propositions et la validité des actes de parole. Certes, la modernité a morcelé socio-culturellement les horizons symboliques ; mais ils ne se mesurent dans l’espace public qu’au travers de discussions portant sur l’existence des faits, la justesse des normes ou l’authenticité des intentions : dans ces trois ordres de rationalité, toute prétention constitue une offre d’accord (consensus-1) à l’adresse d’un allocutaire à convaincre ou d’un public devant lequel se justifier. Placée sous l’idéal régulateur d’un dialogue soustrait au pouvoir comme aux divisions partisanes, l’argumentation critique doit favoriser un décentrement des perspectives, sinon une « fusion des horizons », aussi bien en matière de décision politique que de connaissance ; la démocratie délibérative désigne l’institutionnalisation de ce principe en « pouvoir communicationnel » (Habermas, 1997). Pour rendre plus plausible ce dépassement du dissensus-2 entre visions du monde partiellement incompatibles, la Diskursethik retient du contractualisme qu’il faut séparer les questions de valeur ou d’identité collective relatives à la vie sensée, controversées car subjectives (qui doivent rester privées), et les problèmes normatifs de justice réputés susceptibles de « reconnaissance intersubjective », id est d’une unique solution valide promise au consensus (Habermas, 1998).
 

Désaccord ou mésentente : les vertus de la discorde

 
Si le paradigme délibératif reste dominant, il a vu contester sans cesse davantage son emprise sur la participation des publics aux décisions collectives (Blondiaux, 2008). Les approches alternatives croisent plusieurs inspirations, qui rompent plus ou moins radicalement avec la norme du consensus : d’abord, le renouveau de la théorie critique, qui lie l’émancipation à un dépassement du modèle dialogal réintégrant l’expression de la lutte pour la reconnaissance des dominés (Honneth, 2000) ; ensuite, l’idée de démocratie radicale, qui dénie aux élites déléguées tout titre à gouverner au nom de l’égalité absolue de quiconque avec tous, et du pouvoir d’un peuple figuré comme opérateur de division entre le commun et ses « sans part » (Rancière, 1995) ; enfin, un « pluralisme agonistique », qui fait l’éloge du conflit comme garant de la liberté politique et, dans la lignée postmoderne de la French Theory, promeut la mise en question perpétuelle des « signifiants-maîtres » contre leur saturation hégémonique (Mouffe, 1994). Au plan analytique, il s’agit de penser l’irruption de collectifs d’énonciation dans un champ du pouvoir marqué par l’asymétrie, contre la fiction d’un forum public paritaire et non divisé de citoyens raisonnables. Au plan normatif, la convergence au terme d’une persua­sion mutuelle (consensus-1) ou d’une réfutation consentie de l’opinion opposée (dissensus-1), dans un cadre assez neutralisé pour que tout le monde s’entende, est récusée comme idéal souhaitable.
Aux yeux des tenants de l’ « agonisme », c’est dans le combat symbolique que s’exprime l’essence du politique, par la cristallisation de clivages à travers lesquels l’identité se constitue par différence. La démocratie tient donc sa vitalité de la mésentente (dissensus-2) : ses idéaux n’engagent les citoyens à débattre qu’en les divisant sur leur signification et leur priorité relative. Or, si le sens politique est pomme de discorde, une raison publique circonscri­vant l’espace uniforme et pacifié des arguments recevables ne peut qu’en précipiter la disparition. Le telos de l’entente, ou son cantonnement dans les limites d’un désaccord raisonnable, sont ici discrédités pour les raisons mêmes qui les font valoriser dans le camp concordiste. L’appel au sensus communis (consensus-2) est dévoilé comme formatage du questionnable recouvrant la division du monde : consentir, c’est faire partie de ceux qui ne trouvent fondamentalement rien à redire à la distribution du possible et du souhaitable, parce qu’ils perçoivent et interrogent à partir d’un même « partage du sensible » (Rancière, 2000) assurant la visibilité et la vraisemblance, l’univocité et la concordance des données de l’apparaître. Ce bon sens supposé unique n’admet qu’une contradiction homogène, privée d’altérité véritable, entre des « solutions » alternatives à des « problèmes » appréhendés de concert. Soupçonnant le règne de l’Un de se fonder sur une exclusion de l’hétérogène, réputé insensé, la critique post­structuraliste d’une « police de la pensée » (Lyotard, 1983) frappe aussi les absolutistes du dialogue, ennemis de multiplicités dissonantes à conformer ou réduire au silence – par « auto-contradiction performative », négation des présupposés concordistes censément impliqués par tout discours (arme « ultime » selon Apel, 1991). Quant au repli sur un consensus par recoupement faisant l’économie de l’entente, il n’en servirait pas moins la domination des principes majoritaires. Convenir que les « vraies questions », qui divisent en profondeur, doivent laisser la place à un échange d’opinions normalisé (d’accord/pas d’accord), c’est renoncer à voir dans les dispositifs de participation autre chose qu’une ingénierie du consensus pour la régulation du système néolibéral.
Par contraste avec une politique délibérative purement contrefactuelle, cette approche suggère que l’entente ne saurait être présumée dès lors que la mise en valeur des réalités significatives engage des catégories essentiellement plurivoques, échappant à la logique bivalente et ses « prises de position par oui ou par non ». En politique, il s’agit avant tout de faire entendre une version possible, en soulignant des différences susceptibles de déplacer la problématique adverse et d’introduire d’autres objets de préoccupation commune pour forcer, par la contestation, des réalités incompatibles à loger dans un même monde de référence.
Cependant, ainsi radicalisée, une participation de type agonistique prend statut d’exception. En effet, l’intrusion du dissensus ne pourrait être portée que par l’activisme résistant de « contre-publics subalternes » (Fraser, 2003) – laissés pour compte, minorités discriminées, victimes du mépris –, dans un espace public dont le rationalisme étroit (« phallogocentriste ») les exclut. Interrompant les rivalités complices de la scène légitime (dominante) au profit de luttes alternatives rebelles à l’ordre institué, le dissensus doit subvertir la séparation originaire entre le monde des citoyens libres capables de signifier (logos) et les sans-lieu qui ne peuvent que donner de la voix (phonè), entre la parole entendue comme discours et ce qui n’est perçu que comme bruit, clameur de la plèbe ou tumulte des multitudes révoltées.
Cet abord dramatique minimise les discordes idéologiques ordinaires. D’abord dans les débats de la démocratie représentative, évidemment, compte tenu du préjugé tenace d’une « fin des idéologies » ; pourtant, force est de constater qu’il suffit à des partisans adverses de prétendre mettre au jour le clivage qui les sépare pour qu’ils s’exposent à la menace du différend, id est au redoublement de la différence en versions unilatérales (Corroyer, 2011). Mais la discorde prolifère aussi bien sur les forums de discussion en ligne, à propos de toutes les questions sensibles ; en fonction de la politisation des enjeux, il peut en aller de même dans les débats publics de la démocratie participative – y compris sur les dossiers techniques relatifs à l’urbanisme, aux organismes génétiquement modifiés (OGM), la bioéthique, etc. –, à mesure que le savoir porté par les experts, censé stabiliser la nature des objets en cause, se prête aux divisions (Chateauraynaud, 2011).
 

La participation entre consensus et dissensus

 
Assurément, cette opposition engage l’idée même de la participation des publics, d’autant que certains dispositifs institués en intègrent une vision orientée ; s’agissant par exemple des « conférences de consensus », l’on peut se demander ce que recouvre au juste le terme. À cet égard, il est intéressant de distinguer les différents dispositifsconcertation, débat public, jury citoyen, sondage délibératif, budget participatif, etc. –, selon que la participation se trouve liée à la contrainte pratique d’un accord ou d’un départage des opinions en vue d’adopter des résolutions (sur le modèle de la délibération stricto sensu), ou déliée de cette contrainte (sur le modèle de la controverse ou du débat). Mais une dichotomie simple ne suffira pas à épuiser les enjeux : l’orientation exclusive au consensus ou au dissensus risque de rester vague et unilatérale.
Les tensions croisées de la double polarité invitent à aborder plus finement chaque instance en fonction du niveau de consensus et/ou de dissensus visé, tant au plan de l’orientation affichée que des conduites discursives constatées, qui peuvent ne pas concorder. Dans le contexte choisi, il importe de déterminer les conditions qui peuvent conduire par exemple certains acteurs à chercher à s’entendre (consensus-2) pour clarifier des divergences (dissensus-1), d’autres à s’accorder au prix de concessions (consensus-1) quitte à renoncer à s’expliquer, et d’autres encore à protester. Au plan argumentatif, il convient de se demander si la finalité poursuivie par les divers participants est de rallier l’auditoire à leur propre position par persuasion (consensus-1) ou réfutation (dissensus-1) et, le cas échéant, s’ils peuvent compter sur la traductibilité voire l’assimilabilité des positions adverses (consensus-2) ; ou bien, au contraire, s’ils cherchent avant tout à se faire entendre et renforcer leur position contre la contestation, sans tenter de se rapprocher suffisamment pour saisir leur différence du point de vue adverse (dissensus-2). Une analyse de ce type permet sans doute de mieux classer la variété des usages participatifs, sans prétendre les normer.
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Bibliographie