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(►) [Thèse] "Le consensus participatif. Les politiques de la démocratie dans quatre régions françaises"


 

Guillaume Gourgues (IEP de Grenoble, UMR PACTE) a soutenu sa thèse de Science Politique le mardi 7 décembre, à l'Institut d'Études Politiques de Grenoble. Il a obtenu la mention très honorable avec les félicitations du jury, à l'unanimité.

Avec son accord et celui des membres du jury, nous vous proposons d'écouter la soutenance en ouvrant ce lien.

Le jury, présidé par Pierre Lascoumes, était composé (dans l'ordre des prises de parole) de :

Alain Faure (directeur de thèse), DR CNRS, PACTE
Loïc Blondiaux (rapporteur), Professeur, Paris 1, CESSP
Sandrine Rui, Maître de Conférences,  Bordeaux II (en visio-conférence).
Pierre Lascoumes, DR CNRS, CEE-Science Po
Michael Keating (rapporteur), Professeur, Aberdeen (Écosse) a été empêché de venir du fait des conditions climatiques.
 

 

Le consensus participatif.

Les politiques de la démocratie dans quatre régions françaises.

 
Résumé de la thèse :

Pourquoi et comment les autorités publiques multiplient-elles les dispositifs censés incarner leur engagement en matière de participation directe des citoyens au processus décisionnel ? C’est en s’appuyant sur une comparaison entre quatre offres publiques régionales de participation que cette thèse entend répondre à cette question. L’étude diachronique de quatre conseils régionaux français ayant décidé, au milieu des années 2000, d’adopter un ensemble de dispositifs participatifs, selon des temporalités, des modalités et des agencements différenciés permet ainsi de révéler l’existence d’un consensus concernant la densification de cette offre. Malgré une hétérogénéité d’objectifs et de méthodes, la démocratie participative telle qu’elle se donne à voir dans ces cas d’étude est dotée d’un même ensemble de technologies et d’instruments : les listes de participants, les administrations spécialisées et les indicateurs sociodémographiques permettant la traçabilité des participants en sont les principaux piliers. Le recours systématique et consensuel à cet ensemble, quelles que soient les expériences et les régions, est l’objet d’une interprétation du lien qu’il crée entre participation et gouvernement. La démocratie participative est alors considérée sous l’angle du dispositif qui la sous-tend, composée de technologies permettant d’administrer la mobilisation d’une partie toujours plus conséquente de la population. Les conséquences du déploiement de cette capacité gouvernementale sont alors interrogées sous un angle critique, considérant notamment la manière dont ces espaces de participation administrée entendent gérer les flux politiques émanant du social.