n° 2/2012 : La participation au prisme de l'histoire

 Sommaire du n° 2/2012 paru en octobre 2012

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Dossier

La participation au prisme de l'histoire

Dossier coordonné par Paula Cossart, Julien Talpin et William Keith

 

Paula Cossart, Julien Talpin et William Keith, « Introduction. Comparer les pratiques délibératives à travers les époques : une aberration historique », pp. 5-47.

Noémie Villacèque, « Chahut et délibération. De la souveraineté populaire dans l'Athènes classique », pp. 49-69.

Dominique Hiebel, « Délibération et participation sous la République romaine : une oligarchie parée d'atours démocratiques », pp. 71-91.

Frédéric Graber, « Entre commodité et consentement. Des enquêtes publiques au XVIIIe siècle », pp. 93-117.

Samuel Hayat, « Participation, discussion et représentation : l'expérience clubiste de 1848 », pp. 119-140.

Satoru Aonuma et Xavier Blandin, « Tradition rhétorique et transition démocratique. Histoire de l'art oratoire et de ses publics dans le Japon du début de l'ère moderne », pp. 141-160.

Paula Cossart et William Keith, « Former des citoyens par la délibération publique : une entreprise fragile (États-Unis et France, 1870-1940) », pp. 161-187.

 

Entretien

Entretien avec Bernard Manin, « Pour une histoire des pratiques délibératives », pp. 189-206.

Varia

Michael Schudson, « La conversation n'est pas l'âme de la démocratie », pp. 219-238.

 


Présentation du n°

On assiste depuis une vingtaine d’années à la multiplication de discours politiques et savants sur les vertus de la démocratie participative ou délibérative. En parallèle, s’institutionnalisent des dispositifs pouvant être rassemblés autour de leur ambition d’intensifier ou élargir la participation des citoyens par la discussion collective d’enjeux publics. Ceux-ci sont souvent perçus comme un remède nouvellement formulé en réponse à la crise que connaît le gouvernement représentatif. Si on ne parlait pas encore de démocratie participative ou délibérative, on peut pourtant déjà trouver dans le passé des discours et expériences valorisant un échange public et raisonné d’arguments des citoyens orienté vers la recherche d’un relatif consensus autour du bien commun. C’est à ces discours et expériences que ce numéro s’intéresse. Que sont-ils devenus ? Qui en étaient les promoteurs ?

L’objectif de ce numéro de Participations est de mettre au jour les points communs entre les questions soulevées par les arènes de délibération du passé et celles de l’heure actuelle. Nous y défendons les vertus d’un anachronisme contrôlé (N. Loraux), permettant d’interroger les expériences du passé sous un nouveau jour – à partir de questions contemporaines – et de mieux comprendre les dynamiques présentes à l’aune de leur historicité.