La participation politique en ligne : politics as usual ?

Sommaire du n° 1/2014 paru en juin 2014

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Dossier

La participation politique en ligne : politics as usual ?

Dossier coordonné par Laurence Monnoyer-Smith et Stéphanie Wojcik

Laurence Monnoyer-Smith et Stéphanie Wojcik, « Introduction. La participation politique en ligne, vers un renouvellement des problématiques ? »

Romain Badouard, « La mise en technologie des projets politiques Une approche « orientée design » de la participation en ligne. »

Julien Boyadjian, « Twitter, un nouveau “baromètre de l’opinion publique” ? »

Nicolas Baygert, « L’activisme numérique au regard du consumérisme politique : Pirates et Tea Partiers sous la loupe. »

Clément Mabi et Anaïs Theviot, « La rénovation par le web ? Dispositifs numériques et évolution du militantisme au PS. »

Varia

Karel Yon, « Offe, la démocratie dialogique et la lutte des classes : une critique participationniste du mouvement ouvrier. »

Claus Offe et Helmuth Wiesenthal, « Deux logiques d’action collective. »

Lecture critique

 
Yves Montouroy, « La démocratie environnementale au défi des triangles de fer : ouvrir la fabrication des politiques publiques à la société civile »
(à propos des ouvrages : Boy D., Brugidou M., Halpern C., Lascoumes P., 2012, Le Grenelle de l’environnement : acteurs, discours, effets ; Cadman T. (dir.), 2013, Climate Change and Global Policy Regime: Towards Institutional Legitimacy ; Rask M., Worthington R., Lammi M., 2012, Citizen Participation in Global Environmental Governance)

 


Présentation du numéro

La recherche académique sur la participation en ligne a longtemps souffert (et souffre encore ?) d’un tropisme techniciste, quelle qu’en soit la forme d’ailleurs, utopiste ou critique. Appréhendés à l’aune d’une rhétorique du changement et de la nouveauté qui n’est pas sans servir des intérêts économiques, les chercheurs se sont évertués à saisir ce que la technologie « fait » au politique. Au détrimentsans doute de l’élaboration de grilles d’analyse plus adaptées à l’objet technique et à l’évolution des pratiques. Or, de fait, les pratiques potentiellement qualifiées de « politiques » en ligne se sont diversifiées et multipliées, alors même que d’autres champs disciplinaires se saisissant de ces objets contribuaient à en opacifier les contours. La participation politique envahit le social au point qu’il devient difficile de la caractériser précisément, comme nous le verrons dans le premier temps de cette introduction. Les tentatives récentes de clarifier les controverses sur les frontières de la participation en ligne illustrent la nécessité d’une production conceptuelle nouvelle, susceptible d’appréhender la spécificité des pratiques qui inventent leurs publics comme de nouvelles formes d’expression et de collaboration. L’ambition de ce dossier est de présenter quelques pistes, tracées par de jeunes chercheurs, à l’occasion du colloque anniversaire des dix ans du réseau Démocratie ELectronique (DEL), et évoquées dans un second temps ici.