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Le biohacking comme participation à la science ?

 
 

Bagnolini Guillaume (Centre d’éthique contemporaine-Laboratoire Epsylon, Université de Montpellier), « Le biohacking comme participation à la science ? », in GIS Démocratie et Participation, Actes des 4èmes journées doctorales sur la participation et la démocratie participative, Lille, 13 et 14 novembre 2015, ISSN 2271-7994, URL : http://www.participation-et-democratie.fr/fr/node/2048/

 



 

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 Résumé de l’article

Le mouvement des biohackers et le Do-it-Yourself biology (DIYbio) est un mouvement assez récent pouvant être décrit comme la réalisation d’études scientifiques en biologie en dehors des institutions. Le “hacking“ est défini par Mitch Altman comme le fait de « prendre ce qui existe, l’améliorer du mieux que l’on peut et ensuite le partager ». Le biohacking défend donc l’idée du partage gratuit des informations mais aussi des techniques en cela il se rapproche des hackers informatiques. Comme ces derniers, les biohackers sont politiquement engagés et considèrent le biohacking comme une réaction contre la société néocapitaliste et la science institutionnalisée. Ils veulent que le citoyen se réapproprie la recherche scientifique. Comment procédent-ils ? Avec quelles politiques et modes d’organisation ? Je propose dans cet article de donner les principaux fondements moraux et é pistémologiques dans le cas particulier des laboratoires communautaires. D’autre part, je montrerai comment s’opérationnalise ces valeurs morales dans le cas concret de projets scientifiques à l’intérieur de ces laboratoires communautaires. Enfin, je caractériserai la participation et la légitimité dans l’activité scientifique au sein du réseau français “La paillasse”.
 

 


 
Bagnolini Guillaume, “The biohacking as participation in science?”

 Abstract

The movement of biohackers and Do-it-Yourself Biology (DIYbio) is a recent movement can be described as the achievement of scientific studies in biology outside institutions. The "hacking" is defined by Mitch Altman as "taking what is improving upon it to the best of your abilities and sharing it". The biohacking defends the idea of free sharing of information but also technical like computer hackers. The biohackers are politically engaged and consider biohacking as a reaction against the neo-capitalist society and institutionalized science. They want a reaproppriation of scientific research. How do they do it? I propose in this article to give the main moral and epistemological foundations in the particular case of community laboratories. Secondly, I will show how to operationalize these moral values in the specific case of scientific projects inside these community laboratories. Finally, I would characterize the participation and legitimacy in the scientific activity inside the French network "La paillasse".
 

 


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